Qui est saint Jacques ?
Fils de Marie-Salomé et Zébédée, frère aîné de Jean l'Évangéliste, surnommé les « fils du tonnerre » en raison de son caractère passionné, il est l'un des premiers Apôtres appelé par Jésus de Nazareth. On l'appelle Jacques le Majeur pour le différencier d'un autre Apôtre, Jacques le Mineur, dit aussi le Juste. Il fut proche de Jésus dans la mesure où celui-ci lui accorda de participer à des évènements tels que la Transfiguration ou encore le miracle de la résurrection d’une jeune fille.
« Il prêcha en Judée et en Samarie, puis il se rendit en Espagne pour y semer la parole de Dieu » (extrait de La Légende dorée par Jacques de Voragine). L'apôtre ayant échoué dans l'évangélisation de cette région, retourna à Jérusalem afin de poursuivre sa mission. Abiathar, grand-prêtre Juif de l’époque, souleva le peuple contre Jacques du fait des miracles et conversions qu’il opérait autour de lui. Il fut ensuite livré au roi Hérode Agrippa qui décida de l'exécuter vers 44.
Une légende raconte qu'en 844, lors de la bataille de Clavijo, un cavalier chevauchant un blanc destrier serait apparu pour venir en aide à l'armée chrétienne, débordée par la puissante armée des Maures dirigée par Abd al Rahman II. C’est alors que l’ordre militaire de Santiago (Sant Iago = saint Jacques) trouva le jour dont saint Jacques est naturellement le saint patron. C’est pourquoi, en Espagne, il est souvent représenté sous l’aspect du « Matamoros », c’est-à-dire « le tueur de Maures ». En France, l’apôtre est généralement représenté en pèlerin : bourdon, calebasse, coquilles cousues au chapeau à larges bords et aux vêtements, besace … Une de ces représentations les plus remarquables se trouve être celle de l'église saint Jacques à Châtellerault : une statue de bois polychrome du XVIIe siècle.